Concilier études et musique, Léa et Neïla

Écouter le son d’un instrument de musique chaque jour depuis des années. Rien de plus authentique pour Léa et Neïla, musiciennes depuis leur enfance. Cependant, tout se bouleverse lors des études supérieures.

Tout a commencé par un coup de foudre. A six ans. « Je ne saurai expliquer la raison de mon choix pour le violon, il m’attirait. » dévoile Neïla.

Le solfège, l’orchestre, les cours individuels d’instrument, les exercices à faire chez soi pour la prochaine leçon, … Lorsque la musique entre dans nos vies, elle y prend une place dominante. La différence est non négligeable par rapport au temps que l’on y consacre lors des études supérieures.

« C’est uniquement pour moi que je joue »

Léa, 20 ans, en deuxième année de DUT Statistique et Informatique Décisionnelle (STID) à l’IUT de Lisieux, antenne de Caen, témoigne de ce bouleversement : « Depuis que je suis en études supérieures, je n’ai plus de professeur. En prime, puisque je suis en autodidacte, je n’ai plus la pression de je dois travailler toutes les semaines. Je n’ai aucun compte-rendu à faire. Je ne dois rien à personne. C’est uniquement pour moi que je joue. »

Pour Neïla, 18 ans, en première année de DUT Réseaux et Télécommunications de l’IUT de Caen, prendre du temps pour la musique reste malgré tout, une de ses priorités. « Depuis l’année dernière, je n’ai plus de cours. Evidemment cela m’attriste, mais j’essaie de jouer de mon instrument dès que possible ».

Pour des personnes comme elles, le sevrage est difficile : s’entraîner des heures, plusieurs fois par semaine voire tous les jours à l’approche de concerts importants. Ce quotidien ressemble à celui de tous les musiciens, et Léa comme Neïla n’y échappait pas.

« La musique m’a permis d’être beaucoup plus sereine aujourd’hui »

La musique permet de se construire et de s’épanouir à travers une discipline certes séduisante, mais aussi très exigeante en termes de concentration et de précision.

« La musique m’a beaucoup aidé, rien qu’au niveau du stress par exemple. Je suis beaucoup moins confrontée au stress lorsque je parle devant quelqu’un. Quand tu es petit, tu es confronté à jouer devant une salle complète pour les spectacles de fin d’année. C’étaient toujours de très longs moments de solitude … Néanmoins, je remercie ces moments. Cela m’a permis d’être beaucoup plus sereine aujourd’hui » confie Léa.

Une pression bien plus forte, aujourd’hui, ressentie par nous tous, étudiants. Et, c’est à ce moment précis que la musique peut nous aider : concentration, évacuation du stress, détente… A vous de jouer !

Elise GUERIN

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