“J’ai passé une semaine déconnectée”

Tous les matins, mon réveil sonne, j’ouvre péniblement les yeux, et prends mon téléphone en main pour “checker” mes réseaux sociaux, les mails que j’ai reçus et les messages auxquels je n’ai pas pu répondre, m’étant endormie la veille devant un épisode Netflix. Je mets en route ma playlist de vidéos Youtube “à regarder plus tard” et me lève.

Ce matin là, entre deux tartines de beurre, je lis un article du Nouvel Obs “Google, Amazon, Facebook… Peut-on vivre sans eux ?” et fais un constat. Sans tous ces réseaux, mes journées seraient bien différentes. J’arrive en cours d’expression et entre deux exposés, parle de ma lecture à mon amie Leelou. Nous, étudiantes en infocom, sommes dans l’obligation de nous informer et d’effectuer de la veille informationnelle. Mais serions nous capable de nous détacher complètement de tous ces moyens informatifs ?

Pari tenu. Nous nous lançons toutes les deux dans une nouvelle aventure. Vivre une semaine à l’IUT sans moyens d’informations. Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, télévision, bannis de nos vies pendant cinq jours. Récit.

 

 

Lundi 10h. Nous nous déconnectons de nos comptes et missionnons nos camarades de nous tenir au courant, durant cette semaine, des nouvelles fraîches au sein de la promo. Changement d’emploi du temps, profs absents, sujet de partiels, nous devons avoir accès à ces informations par voie orale.

 

« J’ai du mal à me détacher de mes habitudes »

 

Pour ma part, le premier constat, est que mon attitude en cours change. Je ne suis plus distraite par les dizaines de notifications que je reçois chaque heure et donc beaucoup plus attentive. Malgré cela, ces premiers jours sont assez difficiles car j’ai du mal à me détacher de mes habitudes.

Pour Leelou, ce début de semaine n’est pas évident non plus. Prendre son téléphone et aller sur Facebook est un réflexe pour elle. Pour la petite anecdote, lundi matin, sans même y faire attention, elle est aller sur Messenger pour demander à notre super groupe de copines si il y avait des choses à faire pour la journée. De même, le soir, elle a reçu une notification Snapchat et a eu le réflexe de cliquer dessus. Mais rassurez vous, je me suis rapidement chargée de la remettre sur le droit chemin.

 

 

J’aimerais vous dire que le reste de notre semaine a été merveilleux, que nous avons lu des dizaines de livres et que j’ai eu l’impression de revivre, mais non. Pour ma part, dans le cadre de mon atelier, je gère l’organisation du Salon de l’Etudiant 2018. Je dois donc communiquer avec l’ensemble de la promo et le moyen le plus rapide de le faire était d’utiliser Messenger. L’absence des réseaux sociaux dans mon quotidien a aussi compliqué ma recherche de stage qui a clairement ralenti, ne pouvant plus me rendre sur les groupes Facebook dédiés à cela.

Leelou, elle, a dû tenir trois jours sans réseaux sociaux. Elle s’est rendu compte, que dans son quotidien Messenger est son premier outil de communication. Il lui était donc difficile de ne pas répondre à certaines questions. Instagram, Snapchat et Twitter font vraiment partie de son rythme de vie. 

Vous l’aurez donc compris, nous avons considérablement réduit notre utilisation des réseaux sociaux sans nous en détacher complètement. Il a été difficile de ne pas craquer une fois que nous étions chez nous, seules avec notre conscience. Nous gardons un souvenir mitigé de ces quelques jours qui ont été plus handicapants qu’autre chose. Alors pouvons nous vraiment vivre sans tous ces réseaux ? A vous de tenter l’aventure !

 

Camille FALLER IC2


 

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