Partez à l’aventure avec WWOOF et HelpX !

 

Vous rêvez de partir à l’étranger mais vous n’avez pas les moyens ? WWOOF et HelpX sont de bonnes solutions. Clémence, utilisatrice de ces deux réseaux, en témoigne.

Les pieds dans l’eau chaude et turquoise d’Australie, vous observez la multitude de poissons dans l’eau. Vous souriez en repensant aux cours interminables dans l’amphithéâtre du campus 3. Vous ne saviez pas comment partir dans le pays de vos rêves à moindre coût, et voilà que vous trouvez des solutions parfaites : Woofing et HelpX.

Qu’est-ce que le Woofing ?

Du terme WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms), le Woofing est une pratique répandue pour voyager économiquement. Vous êtes nourris et logés en échange de votre aide dans une ferme biologique. Les travaux sont très variés : cueillette de fruits et plantes, soins aux animaux ou entretien de la ferme.

En plus d’économiser, vous découvrez le pays, la population locale et vous vous initiez à l’agriculture biologique. « Moi je l’ai fait davantage pour l’échange culturel, même si tu apprends pleins de choses comme l’autosuffisance » témoigne Clémence, globe trotteuse depuis 2014, et utilisatrice de WWOOF et HelpX en Nouvelle Zélande. Vous travaillerez en moyenne 4 à 7 heures par jour soit 25 à 30 heures par semaine, ce qui vous laisse de quoi visiter. « L’ambiance est cool généralement, c’est vraiment différent d’un travail en France », observe-t-elle.

Costa Rica, Pérou, Australie, faire du Woofing est possible dans plus de 100 pays. Après l’avoir choisi, vous devrez vous inscrire sur le site http://wwoof.net/ en achetant le guide, afin de devenir membre de l’association. Le guide coûte environ 15 euros par mois et par pays. Vous pourrez ensuite déterminer le lieu et la durée du séjour avant de contacter les propriétaires de l’annonce que vous avez trouvée. Clémence conseille de « les contacter au moins une semaine à l’avance ». Le mieux est de faire une liste d’hôtes qui vous correspondent pour avoir plus de chances de recevoir une réponse positive. « En général, les gens disent oui, mais après ça dépend du profil, c’est peut-être plus facile quand tu es une jeune femme seule », ajoute-t-elle. Vous pourrez ensuite changer de fermes selon le voyage que vous effectuez.

Et HelpX ?

Dans le même principe que WWOOF, HelpX ou Help Exchange, est un réseau mondial d’hôtes, mais qui contrairement à WWOOF recherche de la main d’œuvre dans toutes sortes de domaines : voiliers, gîtes, ranchs… Comme pour WWOOF, vous travaillerez entre 4 à 7 heures par jour en échange d’un hébergement et de la nourriture.

Pour s’inscrire, vous avez le choix entre la version gratuite et la version premium sur le site https://www.helpx.net/. Il vaut mieux choisir la version premium, la version gratuite ne permet pas de contacter les hôtes. Ce sont eux qui vous contactent. De plus, la version premium permet de consulter toutes les critiques laissées par les Helpers.

Tout ce qu’il faut voir avant de partir !

Les avis sur les fermes sont très importants. Clémence confirme : « Il faut prendre du temps pour regarder les profils, regarder les avis des gens qui sont passés avant toi ». Elle a déjà vécu une mauvaise expérience. « La nourriture, c’était le minimum : pâtes ou riz. On dormait dans une caravane qui était pourrie et on travaillait 5 à 6 heures sous le soleil. » Elle a donc pu comparer les deux réseaux : « J’ai faits deux Woofing et une dizaine d’HelpX. J’ai préféré ce dernier. J’ai trouvé qu’HelpX avait moins ce côté arnaque. En Woofing, beaucoup de gens abusent. Des fermes se disent écologiques et biologiques alors que pas du tout. » Malgré tout, elle garde de ses voyages de « très bonnes » expériences. « Les meilleurs souvenirs, ce sont les personnes que tu rencontres, ce sont leurs histoires. Une des plus belles choses que j’ai pu vivre, c’est d’avoir participé au mariage de mes hôtes, un couple gay en Nouvelle Zélande. »

Pour elle, ce type d’expériences ne requiert pas d’aptitudes particulières, si ce n’est de « ne pas être paresseux parce qu’il faut se dire qu’on ne travaille pas pour un salaire mais pour un logement, de la nourriture et des rencontres. Il faut être motivé et savoir apprendre de l’autre. » Tout le monde peut donc se lancer, à condition de bien se renseigner sur les coutumes du pays et de ne pas oublier les vaccins et documents administratifs nécessaires : passeport et visa tourisme. Le visa travail n’est pas utile, il s’agit d’un travail non rémunéré.

 

D’autres solutions pour partir

  • Couchsurfing : organisation qui permet d’être logé gratuitement et temporairement chez un adhérent. Aucune aide n’est demandée, le logement est entièrement gratuit. https://www.couchsurfing.com/
  • Workaway : semblable à HelpX, il te permet de voyager en travaillant et en bénéficiant du logement et des repas. Les aides sont diverses : tourisme, enseignement… https://www.workaway.info/index-fr.html

Il ne reste plus qu’à faire votre choix !

Maud LE TEUFF