Florian Lepage, engagé dans l’association Agoraé

Étudiant à Caen, Florian Lepage est bénévole de l’association Agoraé. L’épicerie sociale étudiante a ouvert en 2014 sur le campus 1. Elle recherche encore des volontaires. 

« Je suis bénévole à l’Agoraé depuis l’année dernière, je cherchais un service civique pour effectuer une année de césure entre le master 1 et le master 2. » Florian Lepage, 25 ans, est aujourd’hui en master 2 Langues Étrangères Appliquées. Depuis 2016, il donne de son temps pour l’épicerie sociale destinée aux étudiants sans ressources. « Je ne connaissais pas l’économie sociale et solidaire (ESS). À la fin de l’année de volontariat, j’avais envie de continuer l’aventure. » Cette expérience enrichissante lui a permis d’acquérir de nouvelles compétences, comme la gestion de projet et de rencontrer de nombreuses personnes. Être bénévole, c’est avoir des contraintes et des responsabilités. « Nous sommes baignés dans le monde professionnel, il faut notamment tenir la trésorerie de l’association. »

L’Agoraé est un projet national né en 2012 à Lyon. Crée par la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), cette initiative souhaite que tous les jeunes aient les mêmes chances de réussite à l’université. Le budget des étudiants étant restreint, certains n’ont pas les moyens d’acheter à manger. L’épicerie propose des produits de base comme du riz, des pâtes. Leur coût est largement inférieur à ceux de grande surface. Des antennes locales sont ouvertes partout en France.  En décembre 2014, une épicerie Agoraé a ouvert à Caen après deux années de réflexion. Aujourd’hui, on compte 15 épiceries sur le territoire national.

L’Agoraé, un projet à multiples facettes

Ici, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Le jeudi est la journée la plus chargée de la semaine, celle ou les bénévoles se rendent à la Banque Alimentaire pour recevoir les livraisons. » Le matin, on récupère les denrées alimentaires, on rentre à l’épicerie et on trie les produits avec les bénévoles. De 12h à 14h, l’épicerie ouvre. Ensuite vient un assistant social du CROUS, pour désigner les attributions des bénéficiaires. Le soir de 17h30 à 20h,une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) vend ses produits dans les locaux de l’épicerie. » D’année en année, de nouvelles activités se développent : « L’Agoraé ne se résume pas à l’épicerie, on peut créer des projets divers et variés comme des cours de cuisine, jeux de société, cours d’aquarelle, atelier cv et lettre de motivation. Tout est possible, » explique Florian. 

Actuellement, on compte cinq bénévoles à l’Agoraé. Florian est vice-président de la FCBN (Fédération des étudiants de Basse-Normandie) qui gère l’Agoraé. Un chargé de mission s’occupe des stocks et un autre est trésorier de l’association. Deux volontaires en service civique ont intégré l’équipe, leur rôle est de travailler pendant les journées d’ouverture. Pour Florian, « leur rôle est primordial pour l’association, je sais ce qu’ils font ».

« Je suis très fier de cette aventure, de porter ce projet au sein de la fac. J’espère que cela va se maintenir au fil des années. » L’Agoraé recherche actuellement des volontaires, dont un chargé de mission animation culture et communication. Alors n’hésitez pas, engagez vous !

Plus d’informations sur l’Agoraé.

Laura Bertin

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